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  • Slam Féminin : une occasion de clamer haut et fort les droits des femmes.

    À Bukavu, des slameuses offrent à penser autours des droits des femmes à travers leurs mots.

    Un billet de Racheté Bahati

    Bienvenue à Bukavu, dans l’ex Costermansville. La ville des verdures comme on la surnomme, avec son relief à couper le souffle, offre en ce début d’année des expériences inouïes avec l’art. Après avoir accueilli pour la première fois, du 10 au 12 février, le festival Amani qui est l’un des plus grands rendez-vous artistiques en Afrique centrale, la ville accueillera un autre événement d’une grande ampleur.

    Slam féminin est son nom. 

    C’est l’une des activités que comportera le festival Idhuru cette année. Ce festival est organisé par Karhera Slam en collaboration avec plusieurs collectifs de slam de la ville de Bukavu dont, le collectif Café Slam de Panzi, le groupe Alpha Art ou encore le collectif Passe moi l’mike.

    Un plaidoyer pour les droits bafoués des femmes

    La région des grands lacs est déchirée depuis plus de trois décennies par des guerres à répétition. Des crimes odieux y sont commis presque chaque jour et restent pour la plupart impunis. Dans ce contexte  les droits des femmes et des jeunes filles sont jetés aux oubliettes. 

    Slam Féminin se propose de penser autrement, à travers l’art, cette triste réalité et de ressortir des alternatives durables. Tout ceci dans le but de combattre les violences basées sur le genre et de promouvoir le processus de paix et de réconciliation.

    Son principal objectif est de faire du talent féminin un outil protecteur et d’autonomisation de la jeune fille Kivucienne à travers la formation et l’incubation de ses projets culturels innovant.

    Il offre un cadre d’échanges entres les artistes afin de cultiver la cohésion sociale et l’égalité des sexes. Il les accorde une tribune d’expression ainsi qu’un espace d’exploitation de leur potentialité artistiques et de réalisation de leurs rêves. Ilpermet aussi aux jeunes artistes filles de garder l’élan de résister et la force de se dépasser.

    Les activités au rendez-vous

    En amont va se tenir une résidence dans les locaux de l’Institut Français de Bukavu du 08 au 10 mars 2023. Elle sera animée par une invitée de marque. Il s’agit d’Eliane Feza.

    La jeune slameuse venant de Goma compte parmi les voix les plus connues du Slam à l’Est de la RDC. Celle pour qui les mots semblent ne plus avoir des secrets est aussi l’une des artistes les plus engagés dans le combat pour les droits humains et les droits des femmes dans cette partie du pays.

    En aval, se fera la restitution de cette résidence le 11 mars à l’Espace Délia Ndaro Art Culture toujours à Bukavu.

    Notons que cette restitution connaîtra la participation d’une autre artiste engagée dans la défense des droits des femmes. Fleurette Duk viendra du Burundi pour donner une autre couleur à cet événement.

    Slam Féminin constitue sûrement une nouvelle voix dans la lutte féministe et constitue un nouvel espoir pour toutes celles qui luttent dans une quête de justice, d’égalité et de dignité.

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